Urbaniste diplômé

Extrait des brèves de la revue Etudes Foncières n°140

On savait l’aménagement urbain une affaire de juristes autant que d’urbanistes. La tendance s’affirme. 1.600 urbanistes ont eu le Bonheur d’apprendre du CNFPT que leur cursus universitaire ne leur permettait plus de se présenter au concours : pas assez de compétences techniques…

En cette même année 2009, il a pourtant été reconnu qu’une deuxième année de droit non achevée suffisait à prendre les commandes d’un établissement d’aménagement (il est question de l’arrivée de Jean Sarkozy à la tête de la Défense). L’affaire est édifiante lorsque l’on connaît le rôle croissant joué par les urbanistes dans les villes et les agglomérations et les besoins de cohérence territoriale des politiques urbaines réaffirmés par le Grenelle. Des esprits chagrins remarqueront toutefois que, derrière les discours sur la ville durable, la tendance est plutôt à un retour très marqué au fonctionnalisme urbain. Nul besoin de savoir-faire transversal pour brancher des pôles économiques sur un réseau de transport. Tout cela fait donc plus ou moins sens.